Grande Surprise. Ed Broadbent a endossé Brian Topp hier comme son choix pour le prochain leader du NPD fédéral.
On ne s’attendait jamais voir Broadbent se prononcer si vite.
Possiblement plus tard dans la campagne ? Oui !
Mais tout de suite, au tout début comme ça ? Jamais !
Ça fait partie de la stratégie de Topp, un des meilleurs organisateurs politiques au Canada. Avec Broadbent déjà de son bord, il calcule qu’il n’y en aura moins contre lui.
L’appui de Broadbent pourrait faire toute la différence dans la course.
Ça fait Topp le candidat à battre dans la course.
Les conservateurs ont répliqué avec force aujourd’hui. Topp doit être le candidat qu’ils craignent le plus. Du moins jusqu’à date.
Stephen Harper et ses gars de coulisses ont choisi d’attaquer Topp sur ses liens syndicaux.
"Topp est un dirigeant syndical», nous dit une note officielle du bureau du premier ministre, qui a été distribuée aux députés du parti conservateur aujourd’hui.
La note pose la question :
«Comment Brian Topp peut-il parler au nom de tous les Canadiens, quand il est attaché aux gros intérêts spéciaux de l'Union."
Topp est le directeur exécutif de l'Union des artistes, l'ACTRA Toronto.
Oui, l’UDA est un syndicat, et oui, les membres ont des « intérêts spéciaux » comme tous les autres Canadiens.
Le choix du sujet d’attaque indique ce que les conservateurs pensent du mouvement syndical et de ceux qui sont ses leaders. On se rappelle la dure lutte de Harper et les siens ont fait contre le syndicat des postes il y a quelques mois.
Donc ils ne perdent pas beaucoup de votes en s’attaquant ouvertement au mouvement syndical.
Leur approche contre Topp -- frapper vite et frapper fort en utilisant quelque chose de personnel – est semblable à la stratégie utilisée avec tant de succès contre Michael Ignatieff en 2008.
Ignatieff, à son péril, avait décidé de se laisser définir par les conservateurs plutôt que de se défendre. Il a payé le prix.
Les conservateurs l’ont caractérisé comme un ambitieux avide de pouvoir, qui est retourné au Canada seulement que pour se faire élire Premier ministre.
Leur encadrement d’Ignatieff a conduit à l'humiliation des libéraux aux élections de mai dernier. Ignatieff, qui est de retour à l’université se rend compte maintenant de son erreur, mais c’est trop tard.
On verra si le même sort attend Topp.




