Le marché mondial de l’auto en hausse de 5%
Malgré la crise au Japon, les inquiétudes autour d'une rechute économique en Europe et aux Etats-Unis, l'industrie automobile tient bon avec une hausse de 5% au premier semestre de 2011. La seule inconnue demeure la Chine qui commence à ralentir son rythme d’enfer.
En général, les constructeurs automobiles s’attendent à une progression continue des ventes mondiales après le creux de 2009. D'après les prévisions de constructeurs européens, le marché mondial devrait s'élever à 83 millions d'unités en 2013, puis à 93 millions en 2016. Volkswagen, de son côté, prévoit un marché à 87,8 millions de véhicules en 2013, selon une récente présentation aux investisseurs. En 2018, le seuil des 100 millions de voitures devrait même être dépassé.
Les six premiers mois de 2011 confirment bien cette tendance. Selon les données internes d'un constructeur, le marché automobile mondial a progressé d'environ 5,4 %, à 37,3 millions de véhicules au premier semestre, malgré les perturbations dans la production liées à la catastrophe du Japon. L'Archipel a été le premier touché avec près d'un mois de production perdu. Mais ses constructeurs relèvent la tête plus vite que prévu. Bien que les ventes aient chuté de 23 % au Japon en juin, elles se sont nettement redressées par rapport aux mois d'avril et mai, au lendemain du séisme qui a paralysé le pays.
L'Europe, elle, poursuit sa convalescence après le retrait des subventions publiques qui ont soutenu le marché pendant la crise.
Les États-Unis ont réservé une bonne surprise pour juin. Les ventes ont progressé de 7,1 % après un mois de mai légèrement décevant, en raison, notamment, des ruptures d'approvisionnement venues du Japon. Sur le semestre, la hausse atteint encore 12,8 %. Le Brésil, lui, dépasse les attentes. D'après l'agence Reuters, le marché devrait croître plus rapidement que les 4 % prévus par la fédération automobile brésilienne. Les ventes de juin, si elles déclinent légèrement par rapport à mai, ont marqué une hausse de 16 % par rapport à juin 2010. La grande inconnue reste la Chine, premier marché mondial. Après un record en 2010, les ventes ont diminué depuis février. Et la fédération chinoise a prévenu que les prévisions de début d'année, à savoir une croissance de 10 % à 15 % des ventes, ne seront probablement pas atteintes.
L’explication scientifique d’un «bouchon»
Qu’on l’appelle heure de pointe, congestion, trafic, bouchon… tout le monde déteste les embouteillages monstres qui sont devenus une plaie de notre société moderne. Des mathématiciens et physiciens français se sont penchés sur les causes scientifiques et nous en sommes responsables.
Il faillait d’abord comprendre comment se forme un bouchon. La première explication est facile. Un étranglement des voies ou un accident va forcément provoquer de sévères ralentissements. Pas besoin d’être mathématicien pour savoir cela Le bouchon sera plus ou moins gros en fonction de la durée de la gêne et du nombre de véhicules concernés.
Ce qui est intéressant de cette étude ce sont les ralentissements qui ne sont attribuables à personne en particulier. Vous savez lorsque vous roulez et que tout à coup, tout s’arrête, sans raison apparente et tout repart quelques minutes plus tard. Pas d'accident, pas de travaux, pas de péage… Alors quoi ? Les scientifiques ont découvert que ce type de bouchons était dû à un seul et unique conducteur ! Celui-ci a ralenti à un moment donné de son parcours, pour une raison inconnue (il a changé de station de radio, il a répondu au téléphone, il s'est gratté l'oreille…) et a littéralement déréglé l'ensemble du trafic, son poursuivant ayant dû lui aussi ralentir…
Selon les scientifiques, et les statistiques, les bouchons sont donc généralement dus aux conduites individuelles, plus qu'à cause de l'état du réseau routier, d'éventuels travaux ou accidents… Alors un conseil, resté concentrer et conserver une vitesse constante, cela évitera d’autres embouteillages.
Un mois de juin en hausse pour les ventes automobiles canadienne
Après un mois de mai tranquille, les ventes de juin ont fait un bond de 6,6% au Canada. Après les six premiers mois de l’année, les ventes totales de véhicules ont augmenté de 2,7% par rapport à la même période l’an dernier.
L’onde de choc de l’effet Tsunami au Japon a commencé à se dissiper. L’approvisionnement en pièces et le rythme de production a repris son cours normal chez plusieurs constructeurs et les ventes à la hausse reflètent ce retour à la normale. Même constat du côté de la vente des camions. Les ventes ont augmenté de 7% en juin. Kia Canada Inc. a enregistré son meilleur mois de tous les temps en juin avec la vente de 7 077 véhicules neufs, ce qui se traduit par une croissance de 20,7 pour cent par rapport au mois de juin 2010. Ford a également connu son meilleur mois de juin en 22 ans. Chez Nissan, la compagnie annonce des ventes sans précédent pour un mois de juin, soit 11 293 véhicules. Les ventes réalisées au cours de ce mois, le meilleur de toute son histoire, marquent un bond de 40,2 % par rapport à juin 2010. Les ventes de véhicules Infiniti ont reculé de 25 % par rapport à l’année précédente, se chiffrant à 607 unités.
Voici le mois de juin en quelques chiffres
Juin Juin
2011 2010 Changement
Audi 1 484 1 235 20,2%
BMW (MINI) 4 164 3 507 18,7%
Honda (Acura) 9 584 11 889 -19,4%
Hyundai 13 435 11 501 16,8%
Jaguar 84 105 -20,0%
Kia 7 077 5 864 20,7%
Land Rover 258 213 21,1%
Mazda 7 010 7 218 -2,9%
Mercedes 3 286 3 109 5,7%
Mitsubishi 1 911 1 604 19,1%
Nissan (Infiniti) 11 293 8 057 40,2%
Porsche 242 180 34,4%
Subaru 2 483 2 316 7,2%
Suzuki 457 730 -37,4%
Toyota (Lexus) 11 467 16 036 -28,5%
Volkswagen 5 006 4 479 11,8%
Volvo 800 716 11,7%
Chrysler (DC) 23 401 18 454 26,8%
Ford 33 444 31 706 5,5%
General Motors 27 883 25 646 8,7%
Total: 164 796 154 565 6,6%
BMW revient au moteur 4 cylindres
C’est en janvier dernier que BMW avait révélé son nouveau moteur 4 cylindres turbo de 241 chevaux. Ce moteur qui utilise la même technologie que le six cylindres en ligne de trois litres est appelé à remplacer tous les six cylindres 3,0 litres atmosphériques de 240 chevaux.
La première application a été annoncée vis le nouveau X1 et force est d’admettre que le petit moulin fonctionne très bien. Cette mécanique ne perd rien au change et offre des performances dynamiques. BMW a également annoncée que la prochaine cuvée de Z4 va être habillée de la même mécanique. Hier, BMW a aussi annoncé que la prochaine 528, qui arrive cet automne, profitera aussi des mêmes organes mécaniques que le X1. Le passage du six en ligne au quatre cylindres turbo permettra une économie de carburant de 15%, selon BMW et la boîte automatique à huit rapports vous fera oublier qu’il y a un 4 cylindres sous le capot.
Nous pouvons même faire un peu de projection et regarder tous les modèles qui profitent d’un moteur six cylindres en lignes comme la Série 3, le X3, le X5. Les Européens ont même des Séries 6 et Séries 7 avec des moteurs 3,0 litres atmosphériques. Heureusement, ce moteur est performant et agréable à rouler, ce qui n’était pas le cas des quatre cylindres dans les années 90.
Toyota investit plus de 500 millions dans ses usines Ontarienne
Toyota renouvelle sa confiance dans ses usines canadienne en investissant 545 millions pour la modernisation des usines de Woodstock et Cambridge, en Ontario.Les gouvernements fédéral et ontarien consentent des prêts remboursables d'un maximum de 71 millions chacun.
Les gouvernements justifient ses prêts en affirmant qu’ils servent à protéger 6500 emplois dans les usines ontarienne.
Les fonds serviront notamment à l'achat de machinerie, à la rénovation d'un atelier de peinture et à la mise au point de véhicules plus verts. Il s'agit du premier investissement gouvernemental d'importance depuis qu'Ottawa et Queen's Park ont sauvé Chrysler et General Motors de la faillite, durant la crise de 2008-2009.
Il n'est pas clair, pour l'instant, si le projet mènera à un accroissement de la production aux usines de Cambridge, où sont assemblés les modèles Corolla et Lexus RX350, tout comme à celle de Woodstock (RAV4). Les deux usines emploient actuellement 6500 travailleurs. La production du constructeur japonais y avait connu un ralentissement, en raison d'une pénurie de pièces causée par le tremblement de terre au Japon en mars dernier.
Hydro-Québec refait surface dans le dossier des batteries électriques
Hydro-Québec, l'Université de Montréal, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de France, et Süd-Chemie, de Munich, ont annoncé un accord sur l'octroi de sous-licences pour fabriquer le phosphate de métal lithium, un composé novateur qui entre dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.
Le LMP/LFP est un matériau de cathode innovant, performant et sûr, utilisé dans les batteries rechargeables. Ces batteries ont littéralement changé le monde. Téléphones portables, ordinateurs portables et véhicules électriques et hybrides n'existeraient pas sans cette technologie. La technologie LMP/LFP est utile dans de nombreuses applications de ce type, notamment les batteries des véhicules électriques et hybrides ainsi que le stockage stationnaire de l'énergie des réseaux énergétiques intelligents», peut-on lire dans le communiqué. L'allemande Süd-Chemie était auparavant le fournisseur licencié exclusif de LMP/LFP, sans toutefois présenter les capacités d'une fabrication à grande échelle. Elle avait annoncé en avril dernier l'inauguration d'une usine et la création d'une cinquantaine d'emplois à Candiac dans le cadre d'un investissement de 78 millions.
Elle a convenu hier avec les trois propriétaires des brevets (Hydro-Québec, l'Université de Montréal et le CNRS) de faciliter la diffusion de cette technologie (le phosphate de fer lithié, ou LiFePO4) par l'intermédiaire d'une filiale à part entière, qui a pour but de concéder des sous-licences «à des fabricants de LMP/LFP capables de répondre à la demande du marché avec des produits de qualité».
Quatre entreprises asiatiques, deux du Japon et deux de Taïwan, ont conclu les premiers contrats de sous-licence. L'une des deux taïwanaises, Advanced Lithium Electrochemistry (Cayman), s'est engagée à construire une usine de production de capacité industrielle au Québec. Les détails n'ont pas été précisés quant aux retombées de cette usine, ni sur les redevances d'exploitation exigées.
Cette percée pourrait remettre le Québec sur l’avant plan international dans la fabrication de piles à recharge rapide et autonomie prolongée.
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Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2012.






