Ni le Premier ministre Stephen Harper ni son ministre de la Défense nationale Peter MacKay savent quoi faire. Ils tergiversent.
Nos meilleurs entomologistes sont bafoués depuis deux mois.
Ces vilaines bibittes nous mordent, nous pincent. Elles sucent notre sang toute la nuit. Riches comme pauvres, nous sommes à leur mercie. Une nuit blanche n’en suit pas l’autre.
Elles se cachent dans nos draps, dans nos chambres à couchers, nos dortoirs, nos casernes de pompiers, dans les grands hôtels, même dans nos lits d’hôpitaux.
Et qui sait? Au 24 Sussex ou à Rideau Hall?
C’est une véritable invasion.
Les punaises de lit peuvent s’introduire de différentes façons. Elles nous arrivent parfois dans les valises infestées de nos invités ou lors d’un retour de voyage C’est aussi pire aux Etats-unis.
Là Barack Obama a eu recours aux renommé Centre for Disease Control d’Atlanta. Les meilleurs entomologistes américains se sont penchés sur le problème. Aucune solution magique jusqu’à date.
On croyait avoir gagné la bataille il y a 50 ans. Mais les voilà de retour – cette fois avec une vengeance.
Les scientifiques blâment notre surutilisation depuis trop longtemps des pesticides et des insecticides. On paie le plein prix maintenant.
L’infestation n’a rien à voir si les draps sur nos lits sont sales ou propres.
Les punaises n’ont rien à voir avec la crasse sur les couvertes. Elles se nourrissent de sang humain. Inutile d’accuser les victimes de malpropreté.
Aucun insecticide connu de la science peut détruire les œufs de punaise de lit.
Définitivement, il nous faut de nouvelles méthodes d’extermination.
Les experts nous suggère d’utiliser un traitement à la chaleur qui tue les œufs de punaises dans les draps et couvertes.
Mettre le feu dans le matelas est une autre possibilité, mais il y aurait un certain inconvénient à ça.
Nos ancêtres allaient porté leurs matelas dehors dans les grands froids d’hiver à ce temps-ci de l’année lorsque les punaises sont à leur pire. Le froid les tuait sans exception – même les œufs.
On pourrait toujours demander à Stephen Harper d’attaquer les punaises avec ses avions de chasse F-18. Voilà enfin une utilisation pour les « jets » à Harper. Mais à 21 milliards $ ça fait plutôt cher.
Qu’est-ce que font les politiciens qui n’ont pas grand-chose à faire à Ottawa au plein milieu de l’hiver?
Réponse : Ils lancent une attaque contre les punaises de lit. Et c’est précisément cela qu’ils sont en train de préparer.
Le député néo-démocrate de Winnipeg, Pat Martin, un menuisier-syndicaliste de profession, implore Harper d’intervenir et de lancer une initiative nationale pour éliminer les punaises de lit.
Martin se dit inondé de lettres pathétiques de ses électeurs qui se disent envahi par les parasites.
Il exige que la ministre de la santé Leona Aglukkaq convoque une réunion fédérale-provinciale sur les punaises de lit. Il ne manquerait plus rien que ça – une conférence « fédérale-provinciale. »
Déjà certaines provinces ont agi indépendamment. L’Ontario a dépensé 5 millions $ pour lutter contre les punaises de lit, y compris une campagne de sensibilisation du public, un guide pour les résidents-victimes, et du financement pour les organismes de santé qui se penchent sur le problème.
La vague de punaises de lit a déjà rejoint le Québec la semaine dernière. Il est temps de passer à l’action.
Mais de grâce, ne mettez pas le feu dans le matelas tout de suite.




ou peut on trouver ce produit BUGATOR