GATINEAU, Qc - Même si lors du débat en français le chef libéral Michael Ignatieff a écarté la nécessité de rouvrir toutes discussions constitutionnelles, il ne croit pas que cela va lui nuire auprès des électeurs québécois qui ont ce sujet à coeur.
Pour le chef libéral, la réintégration du Québec dans la Constitution canadienne n'est pas une priorité car il ne s'agit pas de l'une des grandes préoccupations de la population, a-t-il expliqué mercredi soir lors du débat des chefs.
En point de presse à Gatineau jeudi, à l'occasion d'une annonce électorale, M. Ignatieff a plutôt soutenu que le Canada doit faire ses preuves à chaque jour.
De cette façon, les Québécois pourront voir que le Canada est une formule qui fonctionne, a-t-il insisté.
Ouvrant légèrement la porte, il a ajouté que si un jour se présente où il sera possible de faire des progrès au sujet de la Constitution, il va le saisir.
Questionné à savoir si un gouvernement libéral permettrait au Québec de rapatrier ses pouvoirs en culture — et les fonds fédéraux — comme tente de le négocier depuis quelque temps le premier ministre québécois Jean Charest, le chef des libéraux s'est fait plus évasif.
Sans répondre directement à la question, mais semblant fermer la porte à redonner au Québec tous les pouvoirs revendiqués en culture, il a indiqué que le fédéral a un rôle important à jouer et qu'il privilégie une approche où les deux gouvernements pourront travailler ensemble.




