GATINEAU, Qc - Ayant bien l'intention de tirer profit du plus récent scandale impliquant les conservateurs de Stephen Harper, Gilles Duceppe n'a pas hésité à comparer les dépenses au Sommet de G8 au scandale des commandites, que traînent les libéraux depuis des années.
En point de presse à Gatineau jeudi, le chef du Bloc québécois a fait valoir que les ressemblances étaient frappantes.
Montants similaires, mais les conservateurs ont dépensé leurs 50 millions $ plus rapidement dans la région de Huntsville, qui accueillait le sommet, que les libéraux avec leurs 40 millions $.
La Presse Canadienne a révélé, en début de semaine, qu'une version préliminaire d'un rapport de la vérificatrice générale blâmait le gouvernement conservateur de M. Harper d'avoir induit en erreur le Parlement, pour faire approuver les dépenses du Sommet du G8 qui a été organisé dans la région de Toronto en juin dernier.
Les conservateurs ont répliqué qu'il s'agissait d'une ébauche et que le document final ne tirait pas les mêmes conclusions.
Libéraux, bloquistes et néo-démocrates demandent maintenant la publication du rapport final, avant le scrutin du 2 mai.
Une demande que Gilles Duceppe a répétée jeudi matin, en plaidant que le Conseil privé en avait une copie et que Stephen Harper en avait donc forcément pris connaissance.
Questionné à ce sujet au débat des chefs, la veille, M. Harper a refusé de préciser si c'était le cas.
Les libéraux fédéraux portent encore les cicatrices du scandale des commandites, qui a éclaté au grand jour au début des années 2000, particulièrement au Québec.
S'ils ont déjà détenu un grand nombre de sièges dans la Belle Province, à l'époque des gouvernements libéraux majoritaires, les troupes libérales sont aujourd'hui réduites à 14 députés québécois.




