Marcelle Tremblay : «Ce qui m’entoure est une source d’inspiration».
Marcelle Tremblay publie L’inédit
Avec L’inédit, l’auteure et peintre Marcelle Tremblay publie un premier livre qui nous offre un bel éventail de son talent puisqu’il regroupe des nouvelles, des poèmes et des reproductions d’aquarelles.
«La lecture m’a toujours intéressée», lance Marcelle Tremblay, une résidente du quartier Émard.
Cette autodidacte a pris goût à la littérature au contact des grands écrivains fréquentés durant le cours secondaire Sciences-Lettres. Avide, elle lit alors tous les auteurs: ceux «suggérés», mais aussi, comme elle le dit, ceux «interdits» à l’époque, dont Camus et de Beauvoir». «Jai lu les grands classiques, dit-elle. «Au départ, j’ai lu les auteurs français car de la littérature québécoise, il y en avait très peu», note l’écrivaine.
C’est à l’âge de 16 ans, «influencée par l’existentialisme», qu’elle a commencé à écrire de la poésie. C’est plus récemment qu’elle explore la prose. «J’ai commencé à écrire des nouvelles il y a cinq ou six ans», explique Marcelle Tremblay.
Tâtant d’abord du roman, elle a finalement bifurqué vers la nouvelle. «C’est plus spontané», dit-elle, comparant ce type d’écriture à la technique d’aquarelle. «Il n’y a pas de reprise.»
Dans les nouvelles composant le recueil, Luigi net, Portion de vie, L’étrangère et L’héritage, Marcelle Tremblay pose son regard sur le quotidien. Elle évoque des scènes de la vie moderne. Elle s’attarde aux relations entre les êtres, au comportement de l’homme face à autrui et face aux nouvelles technologies.
«Ce qui m’entoure est une source d’inspiration», dit-elle. «Je puise aussi dans mon imagination. Des éléments sont en partie autobiographiques, d’autres relèvent purement de la fiction.»
Elle attache une grande importance à la qualité des dialogues, ce qui transparaît dans ses textes. «Il faut que ce soit vif, spontané, qu’il y ait de l’action, que ça captive l’intérêt du lecteur, insiste l’auteure. Il faut qu’il y ait un rythme, un mouvement qui soutienne l’intérêt.»
Des poèmes ainsi que des reproductions en couleur d’aquarelles sont intercalés entre les nouvelles. Marcelle Tremblay peint depuis une vingtaine d’années. Elle affectionne particulièrement la nature. «J’aime peindre ce qui est vivant, dit-elle. J’aime les paysages.»
Sans délaisser la nouvelle et la poésie, ni ses pinceaux, Marcelle Tremblay caresse présentement un projet de roman. «J’ai déjà une idée», dit-elle.
L’inédit (Éditions Quart-de-Lune) est notamment disponible à la Librairie de Verdun et à la Bouquinerie St-Denis. On peut également se le procurer directement auprès de l’auteure en écrivant à marcelle_tremblay@yahoo.com.