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Le Centre social autogéré aura squatté le 2985, Saint-Patrick durant quelques heures

Article mis en ligne le 4 juin 2009 à 15:10
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Le Centre social autogéré aura squatté le 2985, Saint-Patrick durant quelques heures
Plus de 500 personnes ont quitté le parc Saint-Gabriel en fin d’après-midi, le 29 mai, pour prendre possession d’un bâtiment abandonné de la rue Saint-Patrick afin que le Centre social autogéré y
Le Centre social autogéré aura squatté le 2985, Saint-Patrick durant quelques heures
L’occupation par le Centre social autogéré (CSA) de Pointe-Saint-Charles du bâtiment désaffecté situé au 2985, Saint-Patrick n’aura duré que quelques heures avant que les policiers ne procèdent à l’éviction des squatters.
Plus de 500 personnes ont quitté le parc Saint-Gabriel en fin d’après-midi, le 29 mai, pour prendre possession de l’immeuble abandonné – une ancienne fabrique de chandelles – situé au coin des rues Saint-Patrick et Atwater afin que le CSA y établisse le siège de ses activités. Mais l’occupation aura duré moins de vingt-quatre heures. Le lendemain, en après-midi, l'escouade anti-émeute a évincé une centaine de personnes qui se trouvaient sur place.

Depuis près de deux ans, le CSA tient des activités culturelles et politiques dans des locaux prêtés par des organismes ou dans des espaces squattés temporairement. Désirant un lieu permanent, il a décidé de s’approprier un espace laissé vacant, constatant que «plusieurs tentatives de création de projets autonomes à l’intérieur du système social actuel ont éprouvé de sérieuses difficultés dues aux loyers trop élevés et aux problèmes de financement». Le CSA entendait mener dans ce bâtiment divers projets: café-bar-spectacle, salle de cinéma, centre de médias indépendants, service de réparation de vélos, etc.

La prise de possession se voulait également un geste symbolique «contre l’embourgeoisement des quartiers ouvriers du Sud-Ouest de Montréal». L’immeuble squatté est visé par un projet de transformation en condominiums.

Mais le CSA ne lâche pas prise. Le 2 juin, les défenseurs du projet ont manifesté devant la mairie d’arrondissement. «Le Centre social autogéré est loin d’être mort. […] Cette éviction n’a pas refroidi l’ardeur du rêve qui nous anime de voir un jour nos activités s’épanouir dans un bâtiment bien à nous», a fait savoir l’une de ses porte-parole qui s’identifie sous le nom de Séma Grand’Maison. Selon elle, les 75 groupes qui appuient l’action du CSA et les 500 personnes présentes lors de la prise du bâtiment «révèlent que notre projet est légitime et mobilisateur». L’action du CSA a notamment reçu le soutien du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, du Regroupement des comités logement et des associations de locataires du Québec, du Front d’Action populaire en réaménagement urbain et du POPIR-Comité logement. (A.D.)

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