Terrains du CN : Action-Gardien réclame des engagements
Réagissant au dépôt du rapport de l’Office de consultation publique de Montréal sur le développement des anciens terrains du CN, la Table Action-Gardien a demandé aux élus de l’arrondissement du Sud-Ouest des «engagements fermes» sur trois points lors de la dernière séance du conseil.
Pour Action-Gardien, la démarche de consultation réunissant des organismes du milieu, les développeurs et l’arrondissement a permis «d’arriver à des principes directeurs, dont certains reflètent quelque peu les besoins et aspirations de la population». La table de concertation estime cependant, «qu’il demeure trois enjeux incontournables demeurés sans réponses et sur lesquels l’arrondissement devra retravailler et apporter des réponses satisfaisantes à la population: l’accès au site, le développement de logements sociaux et communautaires ainsi que la nature des opérations industrielles qui seront permises», a fait savoir Geneviève Grenier, coordonnatrice de la Table.
Pour Blandine Charbonneau, chargée de projet en aménagement, «l’arrondissement doit éviter d’accorder un changement de zonage si large qu’il ne devienne un zonage fourre-tout et doit s’assurer que les usages permis dans la partie industrielle soient compatibles avec un milieu de vie».
Pour ce qui est des logements sociaux et communautaires, Action-Gardien continue de plaider pour une proportion de 40 % alors que le promoteur en prévoit 25 %.
En ce qui concerne l’accès par l’arrière du site via la rue Marc-Cantin, les groupes communautaires réunis autour de la Table Action-Gardien soutiennent qu’il «doit être réalisé dès maintenant, comme un préalable au redéveloppement du site, afin d’éviter que les résidants du quartier et la rue Wellington ne paient le prix du camionnage qui sera généré par les travaux et activités futures». Une pétition en ce sens a été déposée lors de la séance du conseil d’arrondissement.
Les consultations de l’OCPM ont permis d’établir des principes directeurs pour le développement des terrains. La table de concertation juge que «c’est maintenant la responsabilité de la Ville de Montréal et de l’arrondissement du Sud-Ouest de veiller à ce que ces principes se traduisent dans la réglementation et dans la mise en œuvre du développement du site».
«Nous resterons alertes pour veiller à ce que ces principes ne demeurent pas des vœux pieux», a indiqué Geneviève Grenier. (A.D.)