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Les blues du mardi

par André Desroches
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Article mis en ligne le 9 janvier 2009 à 9:46
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Les blues du mardi
Le multi-instrumentiste Rick L. Blues, figure importante de la scène locale, sera de l’affiche du premier Mardi blues présenté le 3 février.
Les blues du mardi
«Rien de tel que le blues pour guérir le blues», estime Dan Behrman. Pour lui, voilà une musique qui possède «des vertus thérapeutiques par les émotions qu’elle véhicule».

«Dans un contexte de crise économique et de guerre, dit-il, on est là pour apporter du soulagement.» Prescription du docteur Behrman pour combattre la morosité: mettre le cap sur le Théâtre Corona où il animera, la série Mardis blues/Stormy Tuesdays. Un spectacle par mois. Le mardi. Premier rendez-vous le 3 février.
Depuis plus de 30 ans, Dan Behrman, qui a été programmateur au Festival international de jazz de Montréal et aux FrancoFolies, contribue à mieux nous faire connaître les musiques du monde, le jazz, le blues. Le vendredi, de 20h à 23h, il anime l’émission Blues¬ sur les ondes d’Espace Musique.

Quand les gens du Corona lui ont proposé de transporter son univers dans la salle de la rue Notre-Dame, il n’a pas hésité. «Il n’y a pas assez de blues à Montréal», constate l’animateur, trop heureux à l’idée de nous en proposer une fois par mois dans un cadre qu’il apprécie. «Le Corona, c’est une petite beauté, dit-il. La salle a de la classe et une bonne acoustique.»

Il a eu carte blanche dans l’élaboration de la programmation. «L’objectif est de présenter des artistes internationaux, nationaux et locaux que l’on ne peut pas voir de façon régulière à Montréal», explique Dan Behrman. Des artistes «authentiques», insiste notre homme. Pour lui, quand il est question de blues, il n’y a que le «real thing» qui compte. Pas de place pour la frime. Pour Dan Behrman, le blues c’est quelque chose de profond que l’artiste porte en lui. Ce n’est pas une musique de trucs et de gimmicks. C’est affaire de «parcours de vie», dit-il, ajoutant que le blues, «c’est une musique très humaine qui parle à tout le monde».
Voyage dans le temps
Ça démarrera donc le 3 février avec la visite du Jitterbug Swing formé de Danielle Lemieux et Brian Edgar.

Depuis 1988, le duo nous propose un voyage dans le temps et «plonge son auditoire dans les origines du blues pour mieux le ramener à la surface de ce qui se fait de plus contemporain en matière de musique bleue».

Ça, c’est pour la première partie de la soirée. Leur succèdera sur les planches Rick L. Blues, figure importante de la scène locale. Le multi-instrumentiste proposera un blues traditionnel, urbain ou rural.

Dan Behrman parle d’une musique «très inspirée» et d’un artiste qui a des choses à dire, et qui le fait à sa façon. «Plutôt que de copier, il a développé un style original», dit-il.
Alan Gerber et Rita Chiarelli
Le 10 mars, l’affiche sera partagée par Alan Gerber et Rita Chiarelli.

Chanteur, pianiste, guitariste, violoniste et compositeur, Alan Gerber possède une feuille de route bien garnie. Y jeter un œil, c’est revisiter l’histoire de la musique nord-américaine des quarante dernières années. Dans son CV, défilent les noms de John Lee Hooker et B.B. King, ceux des groupes Jefferson Airplane et Steppenwolf. «Il bouffe du boogie woogie du matin au soir», glisse Dan Behrman.

Par la suite, le Corona retentira de la «voix à trois octaves» de Rita Chiarelli. Celle qui a fait ses classes avec Ronnie Hawkins «vient très rarement à Montréal», souligne Dan Behrman. «Elle a une voix extrêmement puissante et c’est une méchante guitariste.»

Voilà pour les deux premiers mois. Et la programmation est déjà pas mal au point pour avril, mai et juin. Pour le moment donc, un rendez-vous mensuel. «Mais si ça marche, ça pourrait être un peu plus souvent», espère l’animateur.

Les billets sont en vente au guichet du Théâtre Corona (2490, Notre-Dame Ouest) du lundi au samedi, de 12h à 18h, et jusqu’à 20h les soirs de spectacles. Réservation par téléphone au 514 931-2088, du lundi au samedi de 12h à 18h, ou par le biais du Réseau Admission au 514 790-1245.

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