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Tribune libre : l’Ordre des Architectes du Québec envoie un mauvais message

Article mis en ligne le 13 décembre 2007 à 14:07
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Tribune libre : l’Ordre des Architectes du Québec envoie un mauvais message
Alors que l’arrondissement met en place un plan de protection de nos bâtiments anciens qui a pour but de respecter et sauvegarder le caractère historique des maisons et de leurs façades vues de la rue, voilà que l’Ordre des Architectes du Québec décerne un prix d’excellence à un projet où l’image d’origine s’estompe complètement. [En référence à l’article Maison du XXIe siècle paru dans l’édition du 9 décembre de La Voix populaire].

De l’avis de plusieurs experts en restauration de bâtiments anciens, la maison de la rue Irene n’a rien conservé de son architecture originale et ses éléments représentatifs ont tous disparus: fenêtres, portes, corniches, balcons d’époque et on aura même déplacé la fenêtre du deuxième étage vers la droite afin d’y incorporer une porte patio, ce qui brise la symétrie originale du bâtiment, son équilibre architectural et son style d’époque particulier

Que reste-t-il du reflet original de cette maison par rapport à son environnement ou son milieu? D’autant plus qu’elle fait partie d’un ensemble très intéressant de maisons à caractère historique visible de la rue Saint Jacques.
Faits et conséquences culturelles
Cette action d’effacement d’histoire viendra-t-elle perpétuer davantage le mode d’intégration surtout en façade de la rue? D’autres maisons historiques de l’arrondissement sont-elles menacées du même sort, jusqu’au Griffintown, par exemple?
Nous nous devons d’agir pour ce qu’il nous reste encore de ces maisons d’histoire. Cette forme d’intégration de la rue est tout à fait dépassée selon nos experts.

Ce n’est pas la première fois que nous signalons de tels cas à l’Ordre des Architectes du Québec. Pensons seulement, à titre d’exemple, à une maison de la rue St-Augustin à toit à pignon aux trois lucarnes et donc très rare, où l’on a tout démoli pour ériger un mur de façade complètement droit.

Parfois nous nous interrogeons à savoir si les étudiants en architecture ne suivent ne serait-ce qu’un cours de base en initiation à l’histoire architecturale.

Nathalie Saint-Germain

Citoyenne du Sud-Ouest

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