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Vestiges oubliés

L’histoire de Pointe St-Charles est riche et fascinante

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 25 mai 2007 à 9:16
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Vestiges oubliés
Dès 1860, année de l’inauguration du pont Victoria, les principales voies ferrées sont construites ou du moins en chantier dans presque tous les pays d’Europe et aux États-Unis. Avec un peu de retard, le Canada emboîte le pas de manière structurée à partir de 1850. La capacité des wagons de voyageurs et de marchandises ne cesse alors d’augmenter partout.
Vestiges oubliés
L’histoire de Pointe St-Charles est riche et fascinante
Les visites guidées organisées par la Société historique de Pointe-St-Charles sont de retour et mettent en lumière l’inépuisable passé du deuxième plus vieux quartier de l’Île de Montréal, au départ fondé à la fin du XVIIe siècle par Charles Lemoyne - interprète en langues amérindiennes, officier, négociant et seigneur -, puis colonisé par les ordres religieux des Sulpiciens, de Marguerite Bourgeoys et de Jeanne Mance.
La première visite guidée de la saison, à laquelle a pris part la Voix Populaire le 13 mai dernier, a mis l’accent sur trois événements historiques ayant marqué la Pointe, soit l’arrivée massive des Irlandais au XIXe siècle, la construction du pont Victoria et la destruction du secteur Victoriatown.

Qui sait aujourd’hui qu’à l’époque de sa construction, le pont Victoria représentait le summum de la technologie et que la reine Victoria avait dépêché sur place pour les festivités d’inauguration de 1860 - qui ont duré des semaines -, le prince de Galles en personne, soit le futur roi Édouard VII?

Qui se souvient que c’est par milliers que les Irlandais ont débarqué à Pointe St-Charles, échappant à la quarantaine de Grosse-Île, logés dans de grandes baraques et soignés par les sœurs, dont certaines qui y laisseront leur vie?

Que des petits Irlandais, orphelins, ont été adoptés par des familles canadiennes françaises, tout en gardant leur nom de famille, ce qui explique que plusieurs Québécois portent des noms à consonance anglophone, comme Johnson, tout en ne parlant pas anglais couramment?

Et qui se rappelle, que la Maire Drapeau a fait raser tout le quartier de Victoriatown, là où se trouve maintenant le parc industriel, Cosco et le siège social de Loto-Québec, en prévision de l’Expo 67, pour finalement ne pas utiliser le site? Ce village, aussi vivant et habité que Pointe-St-Charles, a vu ses citoyens déportés et ses maisons, ses commerces rasés.

C’est de ce genre d’informations dont regorgent les visites guidées, sous la forme agréable d’un bel après-midi de marche. Avis aux intéressés, le numéro à composer pour réserver sa place est le (514) 846-3856 et l’entrée est de sept dollars seulement.







rue Bridge 2

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