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Le nombre d'oiseaux diminue au Canada, selon un ornithologue

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 avril 2008 à 0:00
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EDMONTON - Les vastes nuées d'oiseaux migrateurs qui reviennent au Canada depuis le Mexique ne sont plus aussi vastes, selon un ornithologue américain.
Jeff Wells participe à une réunion en compagnie d'autres ornithologues à Edmonton, afin de déterminer comment sensibiliser le public au déclin alarmant du nombre d'oiseaux.
Le nombre de gros-becs errants, que l'on peut observer dans les forêts du nord et de l'ouest canadien, a diminué de 82 pour cent. Quatre différents types de moineaux ont vu leur nombre baisser de deux tiers environ. Même le nombre de mésanges à tête brune, dont on peut entendre le chant même en février, a diminué de 73 pour cent.
Selon M. Wells, le problème réside dans le fait que bien que la quantité d'oiseaux diminue de façon importante, de 10 à 30 millions d'oiseaux traversent encore la frontière canado-américaine chaque printemps. Il est difficile de sensibiliser le public devant une telle abondance, croit l'ornithologue.
M. Wells rappelle toutefois qu'on comptait auparavant cinq milliards de tourtes voyageuses, qui ont maintenant disparu.
Lorsque vient le temps de désigner un coupable, la destruction des habitats et les changements climatiques sont montrés du doigt. La température qui se réchauffe deux semaines plus tôt qu'auparavant a un impact sur l'éclosion des oeufs, au moment même où les insectes sont plus présents.
Par ailleurs, les oiseaux ont tendance à revenir à l'endroit où ils ont pondu. Si leur nombre diminue, ils seront de moins en moins nombreux à couvrir un vaste territoire et auront de plus en plus de difficultés à trouver un oiseau avec qui s'accoupler.

Selon M. Wells, la forêt boréale canadienne est l'un des derniers écosystèmes à grande échelle sur la planète et les Canadiens doivent être sensibilisés à ce trésor.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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