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Les réactions sont favorables au projet pour contrer la violence au hockey

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 0:00
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MONTREAL - Ancien secrétaire d'Etat au Sport amateur, le député libéral fédéral Denis Coderre souhaite qu'il y ait carrément des états généraux sur le hockey traitant de la question de la violence.
M. Coderre a réagi ainsi, vendredi, à l'annonce de l'élaboration d'un projet plus sévère pour contrer la violence à Hockey Québec et à la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui sera présenté par la ligue à la ministre québécoise des Loisirs et du Sport, Michelle Courchesne.
"Je pense qu'on a besoin des états généraux au hockey, qui vont aller jusqu'à la définition de l'application du Code criminel. Il y a une distinction entre robustesse et sauvagerie; il y a une distinction entre robustesse et violence. Et je pense qu'il faut bannir la violence", a opiné le député libéral.
M. Coderre a été secrétaire d'Etat au Sport amateur de 1999 à 2002. Il a été interrogé alors qu'il assistait à une conférence de presse du chef libéral Stéphane Dion, à Montréal.
Le député fédéral s'est félicité de l'intervention de la ministre Couchesne. Il a aussi loué le président de la ligue, Gilles Courteau, qui "a mis ses culottes et je suis content".
M. Coderre souhaite aussi qu'il y ait plus de cohérence entre la Ligue de hockey junior majeur du Québec et les ligues des autres provinces.
A ses yeux, cela est également une question d'encadrement des jeunes. Selon lui, tant les parents que les entraîneurs, les propriétaires d'équipes, les décideurs politiques et les décideurs des associations sportives ont un rôle à jouer en la matière.
De son côté, le chef libéral Stéphane Dion a évidemment déploré la violence au hockey. "On est contre la violence. On fait confiance aux autorités du hockey pour résoudre ce fléau. Ca nuit au sport; ça nuit à son image. On n'a pas besoin de ça. Je les encourage à aller de l'avant."
Le premier ministre Stephen Harper, qui était de passage à Kuujjuak dans le Nord québécois, a pour sa part indiqué que ce n'était pas le rôle du gouvernement de légiférer sur ce qui se passe sur la patinoire. Tout en se disant "horrifié" par les bagarres survenues samedi dernier lors du match entre les Remparts de Québec et les Saguenéens de Chicoutimi, le premier ministre Harper a dit que la responsabilité du gouvernement consiste plutôt à s'occuper des gangs de rue et des éléments criminels de la société.
M. Harper est un grand amateur de hockey et il a d'ailleurs profité de son passage à Kuujjuak pour rencontrer Joey Juneau, ancien joueur du Canadien de Montréal.
Au Parti québécois, on est partisan de la ligne dure et de la tolérance zéro en matière de violence au hockey. Sur les moyens privilégiés par la ministre, on fait valoir qu'il n'est pas nécessaire pour Québec, comme projette de le faire Mme Courchesne, de consulter les autres provinces avant d'agir pour éliminer la violence au hockey.
Le Québec doit d'abord donner l'exemple, avant de consulter les autres provinces, selon l'opposition péquiste. "On veut l'élimination totale de cette violence-là gratuite au hockey junior majeur. Donc, notre conclusion est déjà trouvée avant même le rapport", a indiqué le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé.
Sans se prononcer comme tel sur l'annonce de vendredi, l'opposition officielle à Québec propose quant à elle d'élargir le débat et de l'amener à l'Assemblée nationale. Le député adéquiste de Vanier, Sylvain Légaré, a dit qu'il aimerait qu'on profite de l'incident impliquant le gardien Jonathan Roy, des Remparts, pour parler d'éthique, de drogue et de sécurité dans le sport amateur.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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