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Le premier ministre Jean Charest n'entrevoit pas d'élections avant 2010

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 avril 2008 à 0:00
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QUEBEC - Les Québécois sont satisfaits du fonctionnement du gouvernement minoritaire des libéraux et des élections provinciales sont peu probables avant 2010, a indiqué dimanche le premier ministre Jean Charest.
Alors qu'il célébrait dimanche ses dix ans à la tête du Parti libéral du Québec, M. Charest a déclaré qu'il vivait bien avec la décision des électeurs qui, lors du scrutin provincial de l'année dernière, ont fait perdre à son gouvernement sa majorité de sièges à l'Assemblée nationale.
Selon M. Charest, qui profite depuis quelques mois d'une embellie sans précédent dans les sondages, la manière dont fonctionne son gouvernement minoritaire, en "cohabitation" avec les partis d'opposition, plaît aux Québécois.
"Je ne vois pas d'élections en 2008, il n'y a pas de raison, et même 2009, il faudrait s'interroger pourquoi on aurait des élections en 2009, a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Un gouvernement de cohabitation, c'est ce que les Québécois souhaitaient et la cohabitation semble plaire aux Québécois aussi."
M. Charest a affirmé que la situation des libéraux à Québec n'avait rien de commun avec celle du gouvernement conservateur minoritaire du premier ministre Stephen Harper, qui a fréquemment réclamé un mandat majoritaire afin de mettre en oeuvre certaines de ses politiques.
"Ce n'est pas du tout la même réalité que le fédéral, a-t-il dit. Ca ne ressemble pas du tout à ce que je vois au niveau fédéral."
Même si M. Charest affirme qu'il "vit bien" avec la décision des Québécois de confiner les libéraux en position minoritaire, il estime qu'un point de rupture avec les deux partis d'opposition surviendra inévitablement et mènera à un déclenchement d'élections.
Dimanche, le chef libéral a prononcé un discours devant environ 1000 militants - et certains députés et ministres - réunis dans un centre communautaire du quartier Limoilou, à Québec, pour célébrer l'anniversaire de son arrivée au PLQ.
Après avoir été en politique fédérale pendant près de 15 ans, M. Charest a quitté son poste de chef du Parti progressiste-conservateur pour succéder à Daniel Johnson comme chef du PLQ, le 30 avril 1998.
Il a subi une première défaite à l'automne de la même année, lors de sa première campagne provinciale. Il a ensuite été élu premier ministre en 2003.
Au terme d'un premier mandat houleux, les libéraux ont réussi à former un gouvernement minoritaire, après le scrutin provincial de mars 2007, l'Action démocratique formant l'opposition officielle et le Parti québécois étant relégué au rang de deuxième groupe d'opposition.
Dimanche, M. Charest a reconnu que lors de son premier mandat, son approche avait parfois été malhabile et qu'il n'avait pas toujours su expliquer les politiques que son parti proposait et mettait en oeuvre.
"Je n'en ai pas fait assez et j'en ai tiré une grande leçon, il y a un an, a-t-il dit. J'ai changé mon approche."
Après avoir été malmené dans les sondages tout au long de son premier mandat, M. Charest profite depuis quelques mois d'une embellie qui permet au PLQ de dominer dans les intentions de vote.
M. Charest a refusé de commenter ces résultats mais il a insisté sur l'importance de travailler sur le terrain. Il a rappelé que l'élection de son parti, en 2003, avait été précédée par cinq années de présence auprès des électeurs.
"Il faut faire un travail de fond, a-t-il dit. Et quand on est arrivés en 2003, on avait travaillé pendant cinq longues années, des années de travail intense. Pour gouverner, ça nous sert encore aujourd'hui."
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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