Baptiste (Photo : Martin Girard)
Une reprise à ne pas manquer
Baptiste et Ian Kelly, la crème de la relève au Corona
Deux amis, anglo-montréalais, musiciens, dans la vingtaine, bref, qui ont plein de choses en commun, récidivent au Théâtre Corona le vendredi 2 février.
Leur premier spectacle «double bill» (co-vedette) remonte à novembre dernier. Forts de leur succès, ils reviennent à la demande même de l’administration du Théâtre Corona.
Ian Kelly et ses cinq musiciens donneront pour leur part une prestation festive, d’après les pièces originales de l’album Insecurity. Ceux qui ont eu la chance de les voir lors de leurs deux passages à l’émission Belle et Bum savent exactement à quoi s’attendre!
«C’est définitivement un spectacle dansant, on ne s’ennuie pas, vous allez voir!», lance le jeune auteur-compositeur-interprète.
«En même temps, les moments doux de l’album sont aussi doux sur scène», précise-t-il.
Actuellement courtisé par plusieurs maisons de disques, Ian Kelly entend bien enregistrer un second album d’ici la fin de 2007.
«Je dois réfléchir à l'offre que je vais accepter», dit-il. C’est beau la vie!
Retour aux sources
Baptiste, dont la langue maternelle est l’anglais, a abandonné l’image du rebelle compositeur francophone pour faire un album qui lui ressemble plus.
«J’ai commencé à composer en français lorsque j’ai vu les opportunités qu’il y avait au niveau des concours», raconte le montréalais.
C’est le moins que l’on puisse dire puisqu’il a remporté les compétitions Ma première place des Arts (2002) et le Festival en chanson de Petite-Vallée (2003), sans compter qu’il a foulé les scènes du Coup de cœur francophone et des Francofolies de Montréal.
Pourtant, Baptiste a lancé l’an dernier son premier album… en anglais.
«J’étais moins à l’aise en français parce que mon bagage culturel est plutôt anglo-saxon. Je connaissais Daniel Bélanger et Jean Leloup, mais les Brel, Ferré et compagnie, je les confondais», se rappelle-t-il.
Souvent décrit par la scène journalistique musicale comme une tête forte, un brin provocateur, le musicien confie que tout cela était lié à son malaise de chanter dans sa langue seconde.
Vie antérieure
Si, dans une autre vie, il a été membre d’un quatuor R&B dont faisaient également partie Corneille et Gage, Baptiste a véritablement changé de répertoire et se situe désormais dans le pop rock à la manière des Radiohead, avec une touche de gospel à la Ben Harper; le «rock-indie», comme il le qualifie si bien.
Son album, Entrée, un maxi de six pièces assez planantes, est agréable à l’oreille et devrait très bien se transposer sur la scène du Corona vendredi prochain.
Et la question que vous vous posez tous: a-t-il gardé contact avec Corneille ?
«Lorsqu’on se croise, on est super contents. Mais le danger de la célébrité c'est d’isoler les gens, alors effectivement, on ne se voit plus beaucoup», conclut-il.
Ian Kelly et Baptiste au Théâtre Corona, le vendredi 2 février