Steve Amirault, un pianiste jazz de St-Henri au style bien personnel. (Photo : Martin A. Chamberland)
Du Jazz dans le Sud-Ouest!
Steve Amirault est un pianiste jazz très connu et reconnu partout au pays.
Un grand pianiste de jazz vit et pratique dans son appartement de Saint-Henri, sur son piano à queue, depuis plus de 10 ans. Aux yeux de plusieurs critiques, son dernier album, Breath, le positionne au sommet du piano jazz à Montréal.
Il a quatre albums à son actif, dont le dernier nominé dans la catégorie Meilleur disque de jazz création en 2005 au gala de l’ADISQ. Il a joué avec les plus grands du jazz dont Joe Lovano, Eddie Gomez, Bobby Mcferrin, les Montréalais Charlie Biddle et Michel Donato, ainsi que la chanteuse Coral Egan, la fille de Karen Young.
Membre de ce que l’on pourrait qualifier de «scène jazz de St-Henri», Steve Amirault côtoie les musiciens Christine Jensen, Vanessa Rodriguez, John Roney et plusieurs étudiants des facultés de musique des universités McGill et Concordia; tous vivent dans le quartier.
D’abord et avant tout, ce qui a valu sa renommée locale à Steve Amirault, c’est d’avoir remporté la compétition du Festival de jazz de Montréal en 1991.
Né de parents Acadiens, il a tenté sa chance à New-York entre 1990 et 1993, avant de venir s’établir à Montréal dans le quartier St-Henri.
«À la base, je me suis établi à St-Henri en revenant de New-York parce que les loyers y étaient moins chers, mais j’ai peut-être aussi été inconsciemment influencé par le fait qu’il y a une tradition de jazz dans la Petite Bourgogne avec les Oliver Jones et Oscar Peterson qui en sont issus», rappelle le musicien.
Bien des projets en 2007
Le musicien entend bien donner suite à l’excellent Breath en enregistrant un nouvel album studio dès le printemps 2007 avec son Steve Amirault Jazz Trio.
«Mais je dois d’abord réunir mes musiciens: mon bassiste, Jim Vivian, qui vit à Toronto et mon batteur, Greg Ritchie, qui est lui à New-York, ce n’est pas si facile», explique-t-il.
Sinon, Steve Amirault donnera aussi un coup de main à l’organisme Médecins sans frontières en mars prochain en donnant un concert à l’Utilitarian Church de Montréal.
Alors, pourquoi ne pas tendre l’oreille à la musique sommes toutes accessible de ce sympathique créatif en 2007? La délicieuse Je vois Clémente danser, en hommage à la grand-maman de Steve Amirault, tirée de l’album Breathe, ne manquera pas de plaire aux amateurs de mélodies mélancoliques.