Le développement social est l'affaire de tous, selon la mairesse
Dévoilement du plan d'action 2009-2013
Le plan d'action intégré de développement social de l'arrondissement du Sud-Ouest a été établi pour améliorer la qualité de vie et assurer un environnement propice au maintien et à l'établissement des familles, jeunes et aînés de toutes origines pour les cinq prochaines années.
Ce plan s'inspire, en outre, des forums sur l'habitation et sur le développement social tenus ces dernières années et favorise une adaptation harmonieuse des changements en cours sur le territoire de l'arrondissement du Sud-Ouest.
«On n'invente pas la roue, car 90% des actions du plan existent déjà. Le secret réside dans l'intégration et la coordination de ces actions dans la vie de tous les jours des gens», résume la mairesse Jacqueline Montpetit en entrevue téléphonique.
Elle insiste sur le mot intégré, qui signifie pour elle de travailler en concertation, parce que l'arrondissement, les organismes, le milieu et les citoyens ont convenu d'une mission commune sur l'importance de l'éducation physique, des familles, jeunes et aînés.
«Le développement social n'est pas juste l'affaire de la ville, ça dépend de chaque citoyen qui s'assure de la propreté des lieux, fait attention aux autres et respecte la vitesse et les traverses de rues, car c'est la manière de vivre en société», explique Mme Montpetit.
Relever les défis
Le plan d'action précise que les possibilités d'interventions municipales sont de soutenir les actions, projets et mesures en lien avec sa mission, ainsi qu'appuyer le développement d'actions de ses partenaires.
Concernant les défis sociaux, la mairesse parle de logement, d'immigration et d'intégration. «S'assurer que tous soient bien logés est une préoccupation de l'arrondissement. Nous voulons aussi que les nouveaux arrivants comme les gens qui découvrent le Sud-Ouest s'intègrent bien dans leur milieu de vie, qu'ils s'ouvrent aux autres résidants pour ajouter de l'animation dans les quartiers», précise Jacqueline Montpetit.
Le plan fait confiance aux organismes et écoles pour intégrer les immigrants. Par exemple, une approche de médiation culturelle interdisciplinaire est en cours à Georges-Vanier. «C'est le genre de choses à faire dans le milieu, dont avec les jeunes», précise la mairesse. Côté logement, le plan s'attaque à l'insalubrité. «Nous prenons très au sérieux la possibilité de réduire les délais d'inspection», assure-t-elle.
Accessibilité et sécurité
Le plan s'intéresse aussi à l'accessibilité des services aux jeunes et à la sécurité des piétons. «Puisque ce n'est pas tout le monde qui est riche dans l'arrondissement, nous faisons des efforts pour offrir des services au coût le moins cher possible», indique Jacqueline Montpetit.
Des mesures de gratuité et de tarifs réduits peuvent s'appliquer. Par exemple, l'arrondissement déclare l'amnistie une fois par année pour inciter les jeunes à retourner sans payer à la bibliothèque les livres empruntés qui sont en retard. «On n'encourage pas l'irresponsabilité, mais ces jeunes ne reviennent pas s'ils doivent des sous», explique la mairesse.
Quant à la sécurité, Mme Montpetit prend l'exemple des piétons. «Ça m'arrache le cœur de voir des aînés et personnes handicapées traverser nos rues avec difficultés, car l'éducation des automobilistes et cyclistes est encore à faire pour qu'ils développent le réflexe d'arrêter aux passages pour piétons et de partager la route», confie-t-elle. La mairesse qualifie la rue Atwater de défi énorme pour les piétons et dénonce les feux de circulation mal adaptés, qui est, selon elle, une contrainte organisationnelle héritée de l'ancien Montréal. L'arrondissement accorde toutefois une priorité aux trottoirs pour libérer l'entrée des résidences.
Concernant les stratégies face aux graffitis et gangs de rue, Jacqueline Montpetit assure que l'arrondissement va intervenir. «On a réussi à contrer une certaine violence grâce au travail de prévention d'organismes qui s'occupent de jeunes âgés de 17 à 20 ans», souligne-t-elle. Le plan suggère aussi que les parcs soient surveillés par des citoyens et/ou des gardiens.
Reconnaissance et participation citoyenne
Le plan d'action parle également d'élaborer une politique de reconnaissance des organismes. «Le soutien de l'arrondissement existe déjà par des subventions à plus de 200 organismes locaux, car ils agissent comme partenaires», précise Jacqueline Montpetit.
Pour la participation citoyenne, la mairesse estime qu'une proximité s'est développée avec les gens depuis la création de l'arrondissement. «Selon les enjeux, les citoyens se présentent au conseil d'arrondissement et aux consultations publiques. On constate leur participation aux forums. On pense créer des thématiques pour prendre les couleurs de chaque quartier, qui ont chacun une longue tradition de vie communautaire», raconte-t-elle pour démontrer que les citoyens s'intéressent à leur milieu de vie.
Pour assurer un suivi de ce plan d'action, il est question de créer un comité institutionnel chargé du développement social du Sud-Ouest. «C'est à l'état de projet, affirme la mairesse, mais le responsable de sa mise sur pied sera le directeur du service du développement social de l'arrondissement. On veut que les efforts qui ont mené à ce plan portent fruits et que l'application de celui-ci puisse faire la différence dans la communauté», conclut Jacqueline Montpetit.