Le processus de délivrance de permis trop lent au goût de certains entrepreneurs
L’arrondissement est conscient qu’il y a place pour de l’amélioration
Le processus de délivrance de permis de construction serait lent dans l’arrondissement du Sud-Ouest, trop lent selon un courtier immobilier et des entrepreneurs de construction, qui ont fait part de leurs doléances à l’administration municipale lors de la séance du conseil du 4 novembre.
Mieux vaut, à leurs dires, faire des affaires à LaSalle, ou lorgner du côté de Rosemont – La Petite-Patrie, des arrondissements où les choses seraient menées avec plus d’empressement.
C’est un courtier immobilier, Michel Bisson, qui a sonné la charge, déplorant la lenteur de l’appareil administratif quand vient le temps de donner le feu vert à des projets de construction.
Le temps mis pour la délivrance de permis constituerait un facteur de découragement pour les entrepreneurs, a-t-il soutenu, faisant plus précisément référence au développement de terrains. Au point où, a-t-il déclaré, «des clients ne veulent plus acheter dans le Sud-Ouest».
«On est prêt à payer plus cher pour les permis, pour avoir du service», a lancé Michel Bisson.
Une solution qui n’est pas partagée. Un entrepreneur de construction a dit qu’il n’était absolument pas prêt à débourser un cent de plus, estimant qu’il en coûte déjà assez cher pour un service dont la rapidité ne correspond pas à ses attentes.
Il peut s’écouler plusieurs mois entre la demande et la délivrance d’un permis, a-t-il soutenu. Les délais entre l’étude d’un dossier par le comité consultatif d'urbanisme (CCU) et sa présentation au conseil d’arrondissement est à mettre, selon lui, au nombre des «irritants». «On va regarder ce qui peut être fait», a indiqué la conseillère Line Hamel, présidente du CCU.
La mairesse de l’arrondissement, Jacqueline Montpetit, n’a pas esquivé les reproches. «On n’est pas indifférent au problème. On est conscient qu’il y a du chemin à faire, a-t-elle affirmé. On a besoin de s’améliorer, et ça va être fait. Nous croyons et travaillons très fort au développement de notre arrondissement.»
Construction, rénovation, le Sud-Ouest connaît un boum depuis quelques années dans le secteur immobilier. Manque de personnel pour traiter les demandes qui affluent ? Jacqueline Montpetit y voit une explication. «Je dois dire que compte tenu des énormes enjeux dans le Sud-Ouest, on n’a pas les ressources qu’il faut», a-t-elle déclaré.