Les commissaires scolaires Dorais et Bélanger se rangent derrière Mobilisation Turcot
Ils demandent au MTQ de «revoir ses plans en faveur de la sécurité et de la santé des familles»
Les commissaires scolaires Benoit Dorais et Daniel Bélanger ajoutent leur voix à celles des membres de Mobilisation Turcot, et demandent au ministère des Transports du Québec de revoir le projet de reconstruction de l’échangeur Turcot. «Il en va d’une vie de quartier en santé et de la réussite de nos élèves», soutiennent-ils.
Plusieurs écoles sont situées à proximité tant de la structure actuelle que de celle projetée, rappellent les élus de la Commission scolaire de Montréal. «Il faut que le projet de réfection soit sécuritaire et qu’il respecte les écoles», insiste Daniel Bélanger.
«Il faut que le projet respecte absolument la santé publique», renchérit Benoit Dorais, qui entrevoit, pour les jeunes et les familles, d’importants problèmes de santé. «La pollution de l’air entraînera nécessairement des problèmes respiratoires, estime-t-il, et des dangers pour les fœtus, pour ne prendre que ces deux exemples.»
Transport
«Il faut aussi que le projet s’inscrive dans une vision globale et coordonnée des infrastructures et de l’offre de transport dans la région du Sud-Ouest», soutient M. Dorais. Pour lui, il importe que les objectifs du Plan de transport de Montréal soient respectés, «notamment par l’amélioration de la desserte en transport en commun».
En ce qui concerne les questions de transport collectif, de développement durable et le désenclavement des quartiers, les commissaires notent qu’il «faut remédier à la situation actuelle qui occasionne de nombreux problèmes d'isolement». Ils optent pour «un tissu social amélioré et profitable à la vie de quartier».
Logement
Ils demandent aussi au MTQ de voir au maintien de l'offre locative car, croient-ils, «il y a un grave problème de logements abordables pour les familles de nos écoles».
«Il y aura beaucoup de logements détruits et nos familles ont besoin de logements abordables décents, permettant la réussite éducative», disent les commissaires.
Pour ce qui est des trois mois de loyer que le MTQ offre aux familles qui seront expropriées, Benoit Dorais réclame un dédommagement dès le début des travaux. Les expropriations vont se faire par étape, souligne-t-il. Or à son avis, «il est inadmissible que les personnes qui ne seront pas touchées au début des travaux endurent tout cela pendant deux, trois, voire quatre ans sans compensation».
«Pensez-vous vraiment que les familles ne se décourageront pas avant et qu’elles ne quitteront pas sans demander leur reste en vivant dans un environnement aussi infernal pendant tant de temps?», questionne le commissaire.