Les terrains d’une superficie d’environ 3,5 millions de pieds carrés ont été vendus en 2006 par le CN au Groupe Mach pour la somme de 1 $.
Le projet d’aménagement du site du CN soulève des questions
Plus de 200 personnes ont pris part à la séance d’information sur le projet de mise en valeur du terrain des anciens ateliers du CN situés dans Pointe-Saint-Charles tenue par l’Office de consultation publique de Montréal, le 22 octobre, au sous-sol de l’église Saint-Charles.
Les terrains d’une superficie d’environ 3,5 millions de pieds carrés sont délimités à l’est et au sud par les installations de Via Rail, à l’ouest par le secteur résidentiel de Pointe-Saint-Charles et au nord par une cour de triage du CN. Ils ont été vendus en 2006 par le CN au Groupe Mach pour la somme de 1 $, a rappelé la présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), Louise Roy.
Le site comporte une douzaine de bâtiments construits entre 1914 et 1957.
L’Agence métropolitaine de transport est intéressée par la partie nord du site où elle envisage implanter un centre d’entretien de son matériel roulant, a indiqué Mme Roy. Au sud, on prévoit le développement d’industries et de commerces ainsi que la construction, dans une première phase, d’un millier d’unités d’habitation dont la hauteur varierait de trois à huit étages.
L’OCPM a déjà réuni les principaux partenaires impliqués dans le développement et l’aménagement du site au sein d’un comité d’orientation et de trois comités de réflexion.
Cette première consultation publique avait pour but de permettre aux citoyens de s’exprimer sur le développement du site avant la présentation d’un projet concret. La matière glanée lors de cet exercice permettra d’élaborer un plan plus détaillé.
Les citoyens présents ont soulevé plusieurs questions et inquiétudes. De nombreuses interventions ont porté sur la décontamination des terrains. D’autres résidants ont fait part d’appréhensions quant à de possibles problèmes de circulation lourde durant les travaux d’aménagement.
Des citoyens craignent que l’architecture des immeubles projetés ne se marie pas au bâti actuel. Plusieurs bâtiments du secteur, construits à la fin des années 1800, ont un caractère patrimonial, ont-il souligné. Ils craignent la construction d’immeubles modernes, sans personnalité, qui ne s’harmoniseraient pas à l’environnement. «Nous ne voulons pas que le quartier soit bétonné», a lancé un citoyen.
D’autres résidants ont insisté sur l’importance de miser sur le transport collectif. La proposition du promoteur sur la table irait en ce sens. «Le but est de diminuer le nombre de voitures, de favoriser le transport alternatif», a expliqué la présidente de l’OCPM.
Un groupe a de son côté réclamé qu’un bâtiment soit mis en réserve pour la création d’un centre social autogéré.
Une seconde consultation publique aura lieu au début de décembre. Les citoyens et les groupes pourront alors présenter des mémoires. L’OCPM devrait déposer son rapport au conseil de l’arrondissement Le Sud-Ouest et au comité exécutif de la ville centre avant Noël, a mentionné Louise Roy.