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Thierry St-Cyr dénonce les pétrolières

Le Bloc Québécois s’associe à l’organisme L’Essence à juste prix

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 16 juillet 2008 à 14:12
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Thierry St-Cyr dénonce les pétrolières
Thierry St-Cyr.
Thierry St-Cyr dénonce les pétrolières
Le Bloc Québécois s’associe à l’organisme L’Essence à juste prix
Avec une hausse de plus de 40% du prix de l'essence depuis le début de l'année et une montée en flèche qui ne semble pas à la veille de s'arrêter, le Bloc Québécois a soumis ce printemps un projet de loi qui permettrait de mieux outiller le Bureau de la concurrence.
Malheureusement pour la formation politique, et pour les consommateurs serait-on tenté de dire, le projet de loi C-454 a été rejeté tant pas les libéraux que les conservateurs. Qu’à cela ne tienne, le Bloc Québécois a entrepris une tournée visant à informer la population des actions qu’il souhaiterait voir prendre par le gouvernement afin de stopper la hausse du prix de l’essence.

«Depuis le début de l’année, le prix de l’essence est passé en moyenne de 1,08 $ en janvier à 1,28 $ en avril pour atteindre plus de 1,40 $ cet été», rappelle le député de Jeanne-Le-Ber, Thierry St-Cyr.

«Les pétrolières engrangent des profits exorbitants sur le dos des consommateurs, qui sont en quelque sorte prisonniers de l’industrie. Ça ne peut plus continuer comme ça, c’est complètement injustifié, et il faut agir», affirme-t-il.
Loi sur la concurrence
L’organisme L’Essence à juste prix, qui participe à la tournée du Bloc Québécois, réclame une amélioration de la loi sur la concurrence, dans l’esprit du projet de loi C-454.

«L’enquête menée par le Bureau de la concurrence, qui a conduit à l’accusation d’un certain nombre d’individus et d’entreprises pétrolières le mois dernier, montre bien qu’il y a de la collusion dans la fixation des prix à la pompe», estime Frédéric Quintal, porte-parole de l’organisme.

«Cette affaire a démontré les limites d’action du Bureau de la concurrence et plaide en faveur du projet de loi C-454 du Bloc Québécois, qui permettrait de mieux outiller le Bureau afin qu’il n’ait pas à attendre une plainte avant de mener enquête», poursuit-il.

Il faut savoir que, sans plainte formelle sur des pratiques douteuses, le bureau ne peut déclencher une enquête et condamner les coupables. L’observation sur le terrain ne constitue pas non plus un argument suffisant pour débuter une enquête.

«Seules la délation, la perquisition et l’écoute électronique ont permis d’ouvrir et de faire évoluer l’enquête», indique le porte-parole.
Faire contribuer l’industrie
«Le gouvernement conservateur, comme son prédécesseur libéral, persiste à accorder des avantages indécents aux pétrolières qui jouissent notamment de baisses d’impôt faramineuses. Pourquoi les contribuables devraient-ils payer pour ces cadeaux complètement injustifiés en plus de subir les hausses de prix à la pompe?», interroge Frédéric Quintal.

Le député de Jeanne-Le-Ber, Thierry St-Cyr, estime pour sa part que la hausse des prix du pétrole et de l’essence appauvrit les Québécois et entraîne un transfert de leur richesse vers les régions pétrolières comme l’Alberta.

«Il y a tout lieu d’inclure tous les revenus pétroliers dans la péréquation, car la situation actuelle est absolument indéfendable. Alors que le Québec doit payer pour chaque kilowatt d’électricité, une énergie propre qu’il produit, la moitié des revenus provenant des sables bitumineux et des gisements de l’Atlantique est exclue de la péréquation. Il faut que ça change», estime-t-il.
Pour une révolution énergétique
Le porte-parole de l’organisme L’essence à juste prix appuie par ailleurs la proposition du Bloc Québécois de diminuer la dépendance au pétrole pour s’affranchir collectivement de cette industrie «gourmande, polluante et insatiable de profits».

«Au Canada, le gouvernement conservateur a les deux pieds coincés dans le bitume. Les consommateurs, eux, en ont assez de le voir faire des pieds et des mains pour satisfaire ces magnats de la pompe. Il y a des solutions de rechange à l’utilisation du pétrole. Elles consistent à inciter les constructeurs à produire des véhicules qui consomment moins d’essence et à encourager le développement de technologies de l’énergie et de transport propre», conclut le député de Jeanne-Le Ber.

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