Juliette Driess a adopté le Québec et les Montréalais

Yvan
Yvan Fortin
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Juliette Driess. (Photo : Patrick Deschamps)

Juliette Driess est Belge d’origine, mais Québécoise et Montréalaise de cœur. Depuis maintenant six ans, elle ne compte pas ses heures de bénévolat. « Quand je suis venu habiter à Rivière-des-Prairies, je m’embêtais. Je n’y connaissais personne à part mon mari, un Gaspésien rencontré sur Internet. Comme je ne peux pas rester à rien faire, je me suis retournée vers le Centre d’action bénévole de RDP. À partir de ce moment-là, je n’ai plus arrêté », confie celle qui est la présidente du CAB prairivois depuis maintenant deux ans.

Son premier acte de bénévolat a été effectué à la bibliothèque de l’école Simone-Desjardins. Elle s’occupait de la location de livres par les maternelles et les deuxièmes années. Une fois les livres choisis, elle leur faisait la lecture. « Cette lecture, c’est leur moment de récompense. C’est une occasion pour eux de découvrir de nouveaux mots ». Le jeudi, c’était au tour des écoliers de 3e à la 5e année du primaire.

« S’il n’y avait pas de bénévoles, il n’y aurait probablement pas de bibliothèques actives dans les commissions scolaires. De plus, plusieurs personnes en difficulté, de tous les âges, seraient bien démunies. »

Diplômée en 1994, en maquillage de scène de cinéma et de body-painting de l’école de coiffure de Liège, Mme Driess a mis son talent au service de Tandem Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Elle y maquille les comédiens des pièces « Madeleine ou la menace » et « Madeleine en résidence ». Elle incarne aussi une arnaqueuse dans une autre pièce portant sur la prévention de la fraude. Cette dernière a été jouée à plusieurs reprises dans les résidences pour aînés.

Au fil des ans, la Prairivoise a été bénévole à la Fête des enfants au parc Jean-Drapeau, à celle de la famille de RDP, lors de cliniques de vaccinations, à la Marche des cicatrices, au bazar Sainte-Marthe, au Relais pour la vie, au Jour de la jonquille. Elle participe aussi à la relance du club de marche local.

À 68 ans, cette dame déborde d’énergie. « Je trouve que cela fait du bien d’aider les gens. J’ai aussi la satisfaction personnelle d’avoir fait du bien. Si je ne faisais pas de bénévolat, je crois que je vieillirais avant mon âge. » Peut-être que Mme Driess conserve bien vivante en elle, la petite Juliette qui enfant était membre d’un patronage et du mouvement des Guides (scoutisme féminin).

« J’ai commencé à travailler à 14 ans comme apprentie coiffeuse et je peux dire que le travail, ça ne tue pas. De plus, j’ai pris des cours tout au long de ma vie », ajoute-elle. Actuellement, elle suit des cours d’anglais et de peinture.

Voilà un an et demi, elle publiait, à une centaine d’exemplaires, une autobiographie au titre évocateur : Il faut savoir rêver.

« Je crois que malgré l’adversité, il ne faut jamais baisser les bras. »

En avril 2012, Mme Driess entreprendra les démarches pour obtenir sa citoyenneté canadienne. Elle qui a eu un coup de foudre avec Montréal et le Québec lors d’une première visite le 25 juin 2001.

En autres projets, la dynamique sexagénaire entend finir la rédaction d’un livre qui devrait avoir comme titre La médiumnité : vérité ou mensonge, un sujet qui l’intrigue depuis son jeune âge.

Juliette Driess en 3 questions

- 1. Quel est votre modèle ?

« Ma mère qui s’est toujours battue pour tout. »

- 2. Quelle est votre plus grande réalisation ?

« Être arrivée à réaliser mon rêve, celui d’être ici. »

- 3. Si vous pouviez-changer une seule chose dans le monde ?

« Il n’y aurait plus de guerre.»

Organisations: Centre d’action bénévole de RDP, école Simone-Desjardins, école de coiffure de Liège Fête

Lieux géographiques: Québec, Rivière-des-Prairies, Parc Jean-Drapeau La Marche Sainte-Marthe Montréal

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