Jeunesse oblige

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Cette année, l’Organisation des Nations unies (ONU) célèbre l’Année internationale de la jeunesse. Selon l’ONU, «les jeunes ne sont pas seulement les bénéficiaires passifs du changement, ils en sont également les acteurs. Résolus, enthousiastes et imaginatifs, ils contribuent au développement en s’attaquant aux problèmes les plus épineux de la société». Il va sans dire qu’en tant que membres du Conseil jeunesse de Montréal (CjM), un conseil non partisan qui a pour mandat de conseiller le maire et les élus sur toutes les questions relatives aux jeunes de 12 à 30 ans, nous sommes persuadés que la participation citoyenne de ces derniers à la vie démocratique est essentielle. Toutefois, pour qu’ils s’intéressent à la politique, il faut aussi que la politique s’intéresse à eux.

La jeunesse est à la fois nourrie d’idéaux et tournée vers l’action. La jeunesse s’intéresse au système démocratique quand elle sent que ce dernier est en véritable dialogue avec elle. Elle collabore et élève l’idéal citoyen. Et si sa vitalité s’est déplacée dans les réseaux sociaux, c’est pour bouleverser les structures, car ce sont elles qui doivent s’adapter à notre réalité et non l’inverse.

À titre d’exemple, au mois de novembre dernier, nous avons lancé un avis portant sur les communications. Intitulé De la parole aux actes, nos recommandations déposées au conseil municipal ont pu démontrer aux élus qu’il était bel et bien possible de rejoindre les jeunes à condition de parler leur langage et de s’intéresser réellement à ce qu’ils font et ce qu’ils sont. Depuis quelques années, certaines de nos recommandations ont connu un succès retentissant (les vélos libre-service), d’autres demeurent lettre morte…

Lorsqu’il s’agit de mettre sur pied des projets structurants, la vision du monde de la jeunesse débouche très souvent sur de retentissants succès. Pour se sentir impliqués, les jeunes doivent toutefois être au cœur même des instances, c’est-à-dire là où se prennent les décisions. Par exemple, le nouveau siège réservé aux moins de 30 ans sur le conseil d’administration de la Société de transport de Montréal qui offre la possibilité d’implication formelle des jeunes dans les décisions municipales est une bonne nouvelle. Il faut poursuivre cette idée et l’étendre naturellement aux autres sociétés paramunicipales, comme l’Office municipal d'habitation de Montréal, la Société du Parc Jean-Drapeau ou encore au le Conseil des arts.

Enfin, les élus doivent également aller à la rencontre des jeunes dans les lieux naturellement fréquentés par ces derniers pour entreprendre des discussions informelles, car la jeunesse adore débattre d’enjeux complexes et possède le courage de l’action. Comme l’a dit Socrate, «Rien n’est trop difficile pour la jeunesse». Ainsi, en cette Année internationale de la jeunesse qui s’achève, nos élus vont-ils nous surprendre?

Les quinze membres du Conseil jeunesse de Montréal Montréal

Organisations: Organisation des Nations unies, Société de transport de Montréal, Office municipal d'habitation de Montréal Société du Parc Jean-Drapeau

Lieux géographiques: Montréal

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