Ode aux musiciens

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J’aime assez ça la musique

Avec juin qui s’amorce, la saison du camping va prendre son envol sous peu pour la famille Michaud. Nous adorons le camping. J’aime la liberté que ça procure. L’épouse aime être en nature. Les enfants aiment les parcs de jeux, la piscine, les nouveaux amis et les S’mores. Parlant de S’mores, j’adore me retrouver au feu de camp le soir. Moment de détente s’il en est un. Toi, le feu, une canette, les montagnes bleues. Il ne me manque que deux choses quand je suis assis à un feu de camp. Une guitare et quelqu’un qui sait jouer Bleu et Blanc de Robert Paquette, Le vieux dans le bas de Fleuve de Mandeville ou n’importe laquelle de l’album Heureux d’un printemps de Paul Piché. Quand le vendeur de talents musicaux est passé, j’étais parti au dépanneur m’acheter des montagnes bleues. Alors avec une guitare dans les mains, je représente plus une menace à l’hygiène sonore des voisins qu’un interprète. Et dans mon milieu de travail, je suis entouré de gens qui sont des virtuoses. Il y a Simon qui fabrique une pédale pour sa « guit » avec des pièces détachées. Il y a la ravissante et sympathique qui chante Billy j’te veux dans ma vie. Non seulement je ne m’appelle pas Billy, mais moi, je chante comme une casserole. Manifestement je suis au goût du jour, mais ça va passer. Il y avait aussi le jumeau de Joe Dassin, mon ami, parti dans les Jardins du Luxembourg ou sur les Champs Élysées. Hey Pat, chante moi ça, « On s’est aimés mais on s’néglige », une belle toune. Mais il y a surtout l’homme-orchestre. Il a son ukulele dans la salle de montage. Il passe de Tracy Chapman à Johnny Cash ou Toby Keith sans broncher. Quand il parle de musique, tu bois ses paroles. Il s’y connaît. C’est son domaine. Et il vise large. Même, et surtout, la musique émergente. Il est l’homme derrière le Festival Artefact qui prend son envol cette fin de semaine à Salaberry-de-Valleyfield. Vitrine pour les artistes de la relève et moins connus. Il est là pour leur offrir un autre tremplin. Je l’aime assez ce gars-là. Une bête de scène. Une bête tout court. C’est pas compliqué, d’ici le week-end, je me trouve un Westfalia, je le peins au rouleau et je m’en vais à Artefact. J’aime assez ça comme plan. Je lève mon verre Solo rouge à ça.

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