Marcher pour aller à l’école

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Découvrir son quartier un matin à la fois

Depuis la dernière semaine, j'ai renoué avec une activité que je n'avais pas pratiquée depuis des décennies. Presque trois.

Je marche pour aller à l'école.

En mai, les écoliers de partout au Québec sont sensibilisés, en grande partie grâce au Défi Pierre-Lavoie, à l'activité physique. À l'importance de bouger.

Ma grande poule de maternelle, qui prend l'autobus jaune depuis septembre, est revenue à la maison la semaine dernière avec un tableau sur lequel elle doit comptabiliser ses cubes d'énergie. Un cube d'énergie est accumulé après 15 minutes d'exercice. Suggestion de papa : Jade, est-ce que tu voudrais marcher pour aller à l'école?

Elle adore. Et, mieux encore, l'épouse va chercher notre progéniture par le même moyen de locomotion en après-midi. Des cubes d'énergie pour toute la famille. Même pour le blond et la petite poule qui vont chercher leur grande sœur à l'école.

Mais je reviens au fait de marcher pour aller à l'école. Je me suis surpris à me rappeler des souvenirs. À 38 ans, bientôt 39 (je ne soulignerai pas ici que ma fête est le 4 juin, vous qui auriez le goût de me faire parvenir étrennes et surprises) j'ai marché pour aller à l'école pour la première fois il y a environ 30 ans. À Notre-Dame-du-Sourire, à Arvida. À l'époque, nous prenions le temps de jouer, de discuter, d'observer le voisinage. Avec Caroline, Jean-Michel et les autres, nous connaissions par cœur les particularités du quartier. Un raccourci ici. On ne marche pas sur le terrain de celle-là. Elle va nous courir après en nous invectivant. Un lilas qui sent tellement bon. On s'assoit, on prend notre temps.

À l'automne et au printemps, nous arrivions juste à temps pour entendre sonner la cloche. Les promenades étaient lentes et agréables. L'hiver, qui dure parfois 10 mois au Saguenay, nous étions plus rapides, nous courions presque. Emmitouflés que nous étions dans deux épaisseurs de « suits de skidoo », nous voulions arriver tôt dans la cour en espérant que les surveillants nous accordent le droit d'aller nous réchauffer dans l'école.

Et ce matin, j'ai observé mon voisinage. Dans mon quartier, Dorion Garden, à Dorion, je n'ai presque jamais marché. Je ne connais rien de ce quartier pourtant si beau, si jeune.

D'où mon désir de marcher pour aller à l'école, de prendre le temps. De vivre mes cubes d'énergie.

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Derniers commentaires

  • lise
    10 mai 2012 - 09:06

    Super! il faudra continuer ,trop bon pour la santé,comme dirait notre bon ami Alain Rioux.

    • Martine champagne
      12 mai 2012 - 06:19

      J 'adore marcher , je le fais 5 a 6 fois semaine cela me permet de faire mon cardio ,le seul hic est que dans le coin de vaudreui lou je suis je dois traverser des rue et le passage piétonnier n'est pas toujours respecter ,les gens oublie que le piéton a priorités sur l'auto.

    • Martine champagne
      12 mai 2012 - 07:05

      Je maeche régulierement et j'aime cela ,cela me permet de faire mon cardio ,le hic est que marcher a Vaudreuil quand on a traverser des rues cela deviens dangeureux ,la pluspart des gens ne respecte pas les passage prioritaires (lignes jaune ou blanche dans la rue)