Une championne des jeux vidéo

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Stéphanie Harvey, 25 ans, revient à peine de Paris. La jeune femme n'était pas en voyage dans la Ville lumière pour visiter la Tour Eiffel ou encore la cathédrale Notre-Dame. Elle était sur place pour défendre son titre de championne du monde. Sa discipline: le Electronic Sports. Harvey et ses équipières sont les championnes du monde de Counter Strike, un jeu de tir à la première personne. Les cinq filles sont championnes du monde depuis maintenant 5 ans, un record dans les compétitions de jeux électroniques.

 

 

Un commanditaire logique

Les jeux vidéos sont donc bien plus qu'une passion pour Stéphanie Harvey. Ils se trouvent en fait au coeur de sa vie. En plus d'être une joueuse professionnelle, elle travaille également comme designer de jeu pour Ubisoft-Montréal. D'ailleurs, son employeur l'appui à 100 % dans sa carrière de joueuse professionnelle. Cette année, Ubisoft a même commandité son équipe. Dans une disciple encore marginale, les commanditaires et les ressources financières sont plus rares. Ubisoft a non seulement déboursé les frais de transport et d'hébergement, mais l'entreprise a aussi prêté ses locaux à l'équipe de Stéphanie afin qu'elle puisse se pratiquer avant la compétition. Ubisoft a payé le transport des autres membres, toutes des Américaines. Pour célébrer leur partenariat, l'équipe s'est renommée Ubinited.

 

Si en temps normal Stéphanie Harvey passe entre 10 et 20 heures par semaine à peaufiner son jeu à Counter Strike, elle a dû s'exercer durant 40 heures/semaines dans les semaines précédant la Coupe du monde. Même si Ubisoft commanditait son équipe, il n'était pas question pour elle de manquer du travail. Elle se pratiquait donc en dehors de ses heures de travail.

 

Son travail d'abord

En gagnant pour une cinquième année consécutive, le 23 octobre dernier à Paris, l'équipe Ubinited a remporté 12 000$. La championne canadienne met donc la main sur 2400$. La somme est intéressante, mais elle ne permet pas de vivre de son sport. Cette année, son équipe prévoit faire 2 ou 3 tournois. Dans le passé, elle pouvait faire une dizaine de tournois de Counter Strike par année.

 

Le prix remis à l'équipe Ubinited est bien peu par rapport au 30 000 $ que gagnent les champions de Starcraft 2. Les professionnels de ce jeu peuvent d'ailleurs vivre de leur discipline. Même si Stéphanie pense se mettre à jouer à Starcraft, ce n'est pas tant pour l'argent, mais plutôt pour la communauté qu'elle trouve vraiment effervescente et intéressante. « En terme de perspective à long terme, j'ai besoin de sécurité, confie Stéphanie. Je n'ai jamais voulu lâcher mes études ou mon travail pour ça. Le Electronic Sports ne permet pas de faire comme les joueurs de hockey et d'empocher beaucoup d'argent pour se permettre de ne rien faire après notre carrière. »

 

En attendant son prochain tournoi de Counter Strike, Stéphanie Harvey travaille sur un jeu majeur d'Ubisoft-Montréal qui n'a pas encore été dévoilé.

 

 

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