Jack, Jack, Jack !

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Jack Clayton, Jack Monoloy, Jack par-ci, Jack par-là

 

Les Québécois se sont réveillés hier matin pour apprendre que le Nouveau Parti démocratique était No. 1 dans les sondages d’élections au Québec.

C’est la première fois que cela arrive.

C’était la stupeur, le choc, l’incompréhension. C’est le même NPD qui a commencé la campagne électorale en quatrième place au Québec avec seulement 12 pour cent.

Maintenant le NPD a le vent dans les voiles.

La maison CROP les donne à 36 %, le Bloc québécois à 31 %, les Conservateurs à 17 % et les Libéraux à 13 pour cent. Tous cela sur un échantillon de plus de 1000 répondants sur une semaine.

La maison EKOS a le NPD à 31,4 %, le Bloc à 27,2 %, les Conservateurs à 18,4 %, les Libéraux à 15,5 % et les Verts à 5,6 %.

Les organisateurs des autres partis doivent immédiatement refaire entièrement leur stratégie de fin de campagne.

Ils passeront la fin de semaine de Pâques à se demander si le grand revirement au Québec se reproduira pour le NPD dans d’autres provinces.

Certaines provinces sont plus fertiles que d’autres pour les néo-démocrates. Ils sont déjà le gouvernement au Manitoba et en Nouvelle Écosse et sont très forts en Colombie-Britannique.

Ou le phénomène québécois pourrait rester exactement cela.

On a vu le changement commencé il y a quelques semaines. La visite de Jack Layton à l’émission « Tout le monde en parle » était fortunée pour lui. Quelqu’un lui a promis son vote « parce qu’il n’a pa  une face de crosseur. »

Layton a su montrer son sens d’humour, en faisant des farces sur lui-même, sur sa canne qu’il appelait sa « béquille » pour aider à Michael Ignatieff « à tenir Stephen Harper debout. »

Même ses nombreuses critiques de ses adversaires étaient faites avec humour et sans mesquinerie.

Lors du débat des chefs il était en grande forme. Lors du débat français, il était le seul qui a pu tenir tête à Gilles Duceppe.

Un par un, pour toutes sortes de raisons des Québécois ont commencé à examiner l’option NPD et percevoir Layton comme un chef.

À ses rassemblements au Québec on entend les foules scander « Jack, Jack, Jack » (comme dans la chanson de Gilles Vigneault.)

D’autres se nomment des « Jack-istes » (les femmes sont-elles des « jaquettes? »)

Ils y en d’autres encore qui le connaissaient du nom de « M. Clayton » et ne peuvent pas nommer un seul candidat NPD au Québec à part Thomas Mulcair.

Sur le Web le poète "Mononke" nous a offert: "Jack, Jack, Jack, disaient les perdrix, les canards, et les sarcelles, NDP disait le vent,les électeurs sont pas contents."

Il y a quelque chose de bien québécois à courir après un chef comme ça. Et trop souvent de le laisser tomber peu de temps plus tard.

Les deux sondages d’hier ne sont pas écrits dans le roc. Bien que sur le plan de la politique sociale le NPD et le Bloc se ressemblent, il y a d’importantes différences telles que la souveraineté du Québec, la primauté de la langue française, et le partages des pouvoirs entre gouvernements.

Le NPD n’est pas le Bloc; ni le Bloc n’est pas le NPD. Ça sera à Gilles Duceppe à faire resortir la différence.

S’il ne veut pas se faire déculotter le 2 mai.

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