Une Somalienne époussetait les meubles…

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et Rona Ambrose passe l’éponge

La femme de ménage qui époussetait les meubles chez Stephen Harper travaillait au noir.

Ça s’est passé l’automne dernier au 24, Sussex à Ottawa, la résidence officielle du premier ministre et de sa famille.

Il n’y a aucune indication que Stephen Harper savait qu’elle travaillait illégalement chez lui.

La femme, une Somalienne d’origine, avec quatre enfants, n’était pas trop au courant des lois canadiennes du travail, jusqu’à ce qu’un directeur de syndicat lui explique ses droits.

Maintenant l’affaire est devant un tribunal du travail de l’Ontario.

La femme travaillait pour un employeur privé qui avait un contrat pour nettoyer des édifices du fédéral à Ottawa.

La femme faisait son travail dans les bureaux du gouvernement et ensuite son employeur l’envoyait au 24 Sussex épousseter les meubles et laver les planchers pour un autre 10 heures par semaine. 

Chaque jour elle se présentait à la barrière à l’entrée du 24, Sussex où la GRC la reconnaissait et la laissait passer.

Ça finissait qu’elle travaillait environ 50 heures par semaine.  Pas question de temps supplémentaire.

Elle n’avait pas droit à l’assurance-emploi, à des congés de maladie, des vacances, des bénéfices, ni au plan de pension du fédéral, même pas au salaire minimum.

Elle était payée comptant, « en-dessous de la table . » Point.

On lui avait dit qu’il fallait que ça soit comme ça, parce que c’était la résidence du premier ministre.

Le syndicat, le « Service Employees International Union » s’est plaint à la ministre du travail Rona Ambrose, qui dans une lettre du 25 mars a rejeté les plaintes du syndicat. C’est à ce point que le syndicat a décidé de se tourner au grand public.

Il se peut que la ministre Ambrose regrette aujourd’hui de ne pas avoir porté plus d’attention aux plaintes du syndicat.

 

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