Le rassemblement populaire s’est tenu sous le thème «On est tanné.e.s d’être dans la rue, pressons l’citron». Il faisait référence au fait le que CSA tient ses activités socioculturelles de manière itinérante depuis plus de trois ans dans Pointe-Saint-Charles. On se souviendra qu’en mai 2009, dans la volonté de se donner un lieu permanent, le CSA, qui convoitait le bâtiment de l’ancienne usine Seracon, avait occupé brièvement les lieux avant d’être expulsé par les policiers. «Il a toujours été clair qu’on voulait que le bâtiment numéro 7 soit cédé», a commenté le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais. «On continue à manifester notre appui à la cession du bâtiment.»
Organisme à but non lucratif regroupant notamment la Fonderie Darling, la Table de concertation communautaire Action-Gardien, le Centre social autogéré, le Club populaire des consommateurs et le RESO, le comité «7 à nous» a élaboré un projet qui ferait du bâtiment un pôle dans le quartier pour la tenue d’activités culturelles et communautaires. «C’est une occasion à ne pas rater pour répondre à des besoins nombreux», a insisté la coordonnatrice d’Action-Gardien, Karine Triollet.
Tout ne semble pas encore ficelé, mais l’accord de développement à intervenir entre la Ville et le propriétaire – le groupe Mach – prévoirait un bail d’une durée de cinq ans. «Un bail de cinq ans, c’est intéressant, mais qu’est-ce qui va se passer au bout de cinq ans?», a demandé Mme Triollet.
Le comité «7 à nous» pose une série de conditions «incontournables» dans ce dossier dont la cession gratuite et définitive du bâtiment à la communauté et la réalisation de travaux urgents à court terme par le propriétaire pour préserver l’immeuble vacant depuis 2003. Le comité réclame aussi un engagement actif et des garanties d’occupation définitives de la part de l’arrondissement du Sud-Ouest avant l’adoption du projet de réaménagement des anciens terrains du CN. À un membre du CSA qui lui demandait si l’arrondissement «s’engage à ce que le bâtiment soit cédé gratuitement à la communauté», la maire Dorais a répondu par l’affirmative. «C’est ce qu’on veut», a-t-il assuré.
